Quelques faits :

le savez-vous ?

1 er doctorant sourd ?

C’est une femme Suzanne Lavaud qui a obtenue son doctorat de Littérature en 1932

La L.S.F à la Télévision ?

Il y a moins de 25 heures d’émission par mois en Langue des Signes Française (LSF) sur tous les chaines confondues (plus de 39 000 heures diffusées).

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Pi ?

« Pi » vient du mot «tyPIquement », terme utilisé en LSF (Langue des Signes Française) accompagné d’une onomatopée, silencieuse, qui englobe la façon de généraliser d’une personne sachant signer.

Combien d'élèves choississent l'option LSF au bac ?

On est passé de 188 élèves en 2008 à 1374 élèves en 2014 soit une augmentation de 1700% en 6 ans !

Langue des Signes Française

Faute de statistiques, on estime 80 000 à 300 000 locuteurs signeurs, soit autant que des locuteurs bretons !

Surdité

7% de la population est touchée par la surdité. Les sourds ne se reconnaissent pas comme des handicapés.

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Accessibilité de l'information

500 000 sourds profonds ont besoin d'une information quotidienne adaptée (sous-titrage, traduction LSF, français facile : simplification des textes - pour la plupart des sourds profonds dont la lecture vers le français est complexe)

t

80 % d'illetrés ?

Les sourds sont victimes de l’exclusion sociale, découlant d’un système éducatif inadapté.

Etudes de journalisme

Seuls 10% des sourds font des études supérieures en France. Il y a que 4 journalistes sourds.

Chômage

Le taux de chômage chez les sourds s’élève à 39 %, soit un taux près de quatre fois supérieur à la moyenne nationale (chiffres 2013).

l

Art'Pi !

c’est 10 000 exemplaires/numéro
30 000 ex/an + évènements,
30 000 lecteurs/numéro,
(forte reprise en main : 3 lecteurs et +/ex) , 90 000 lecteurs/an, 10 numéros gratuits et 1 numéro Hors-série publiés depuis 5 ans, 5 360 fans !

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Et la presse ?

La presse qui, aujourd’hui pour 97% d’entre elles écrite, audiovisuelle radiophonique, et à 70 % concernant la presse électronique ne pas respecter l’obligation d’embauche des travailleurs handicapés.

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Accès à l'information

64% des sourds ont des difficultés d’accès à l’information. Sondage réalisé en juillet 2016

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LSF

La Langue des Signes Française est devenue une langue à part entière que depuis le 11 février 2005 ! Elle est une langue de France.

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Handicap ?

«On n’est pas sourd tout seul. Il faut être au moins deux pour qu’on puisse parler de surdité. La surdité est un rapport. C’est nécessairement une expérience partagée.» Bernard Mottez

Abonnement

L’accès à Média’Pi ne coute que 33 centimes par jour ! 9,90 € par mois pour un tarif plein 7,90 € par mois pour un tarif eco

L'accès à l'information

L’accès à la télévision est possible si les émissions sont sous-titrées. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) est sensibilisé à l’accessibilité des programmes aux téléspectateurs sourds, malentendants, aveugles ou malvoyants et veille à ce que les programmes télévisés s’adaptent à leurs besoins. Le nombre des émissions sous-titrées a d’ailleurs progressé ces dernières années.

En revanche, rares sont les émissions traduites en Langue des Signes Française (LSF). Mensuellement, on recense tout juste 25 heures de productions en LSF souvent de piètre qualité, pas adaptées au public sourd, sur toutes chaînes de télévision confondues (sur un total de 23 040 heures diffusées !).

5 minutes d’actualité par jour sont traduites en LSF sur chacune des trois chaînes d’information : BFM, ITélé, LCI.

Les documents imprimés sont des médias à privilégier pour transmettre une information courte ou pour qui maîtrise bien l’écrit.

Internet représente une bouffée d’oxygène pour toutes les personnes sourdes. Elles consultent et s’échangent facilement des vidéos sur les sites web et les réseaux sociaux.

C’est donc un média qu’il est important d’investir, bien qu’il repose souvent sur la maîtrise de la langue écrite.

Afin de ne pas laisser de côté une partie des internautes sourds, il convient de concevoir des sites très visuels avec notamment des vidéos en LSF.

Dernier vecteur d’information à ne pas sous-estimer : le bouche-à-oreille (ou «mains à yeux »). Dans la communauté sourde, le réseau amical et associatif est particulièrement actif. Les sourds échangent beaucoup entre eux, de façon informelle ou lors de séances d’information. Il faut savoir profiter de cette dynamique pour faire circuler l’information, en veillant à sa qualité car, mal comprise, elle circulera tout autant. Par exemple, au début de l’épidémie de sida, les campagnes de communication représentaient le virus par un rond orange avec des piquants. Certains sourds ont pensé à l’époque que le soleil était responsable de la transmission du virus. Cette croyance a rapidement circulé au sein de la communauté sourde, retardant l’adoption des mesures préventives. (source : http://inpes.santepubliquefrance.fr/accessible/docsHTML/guideMalentendants/index.htm)

Enfin, il ne faut pas oublier que les personnes sourdes isolées, vivant en milieu rural ou urbain, sont particulièrement exclues de l’information.

Mis à part Sourds.net qui est portail d’information sur les sourds et BABDP qui est une webTV citoyenne publiant de reportages au gré de son activité, l’accès à l’information reste un désert pour les sourds.

Il n’y a pas de programmes adaptés pour les jeunes sourds !

Seuls 5 à 10 % de la production éditoriale française est adaptée aux personnes en situation de handicap, malgré la mise en place en 2010 de l’Exception handicap au droit d’auteur. Le numérique peut être au service de l’accès de tous à  l’offre de lecture, mais les nouvelles technologies ne sont pas encore sauf suffisamment mobilisées sur ce champ. La Loi du 7 juillet 2016, relative à « la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine » a modifié le dispositif de l’exception au droit d’auteur pour le handicap. Il bénéficiera plus largement aux publics handicapés, en particulier ceux porteurs de troubles «DYS» (dyslexie, dyspraxie, dysphasie…) qui en étaient jusqu’à présent en grande partie exclus.

Soutenir la citoyenneté par une meilleure inclusion sociale commence par l’accès au savoir et à  l’information ! 

L'attrait de la langue des signes

Les combats menés depuis 30 ans pour la reconnaissance de la langue des signes commencent à porter leurs fruits : la loi du 11 février 2005 reconnaît la Langue des Signes Française comme « langue à part entière ».

La situation évolue peu pour la scolarité des jeunes sourds. Il y a seulement 15 établissements de primaire et maternelles en France qui dispensent une éducation bilingue. Les étudiants sourds s’endettent pour se payer un codeur ou un interprète pour finir leurs études supérieures au regard de la faible dotation des universités. Seuls 10% des étudiants sourds font des études supérieures.

En revanche, le nombre d’étudiants au BAC option LSF a explosé de 1700% en 6 ans ! Pour la session de 2014, ils étaient plus de 1 300 élèves.

(source : https://www.lingueo.fr/blog/langue-des-signes-baccalaureat/)

Il n’y a pas de médias permettant aux personnes d’approfondir la langue des signes et de s’y imprégner.

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